A propos de la pièce

Le titre de la pièce est inspiré du troisième vers du Psaume 104, un des plus connu des " tehilim ", quelquefois appelé le psaume cosmique. Comme beaucoup de texte biblique la traduction et les commentaires sont à 99% des délires aux relents de guerre sainte. Très peu se réfèrent au texte original, le plus souvent pour la simple raison qu’ils ne lisent pas l’hébreu et encore moins savent restituer à cette langue ancienne son sens de originel. Seuls quelques linguistes spécialisés dans les langues protosémitiques peuvent parvenir par le recoupement des racines en fonction du contexte linguistique et politique à une idée approximative de la signification de la bible et de ces chants " shir(im) " en particulier. Jusqu’au milieu du XXème siècle, il n’existait aucune traduction directe de l’hébreu au français, les traductions existantes étaient pour la plupart issues de la Vulgate, traduction latine elle même traduite, de la Septante, traduction Grecque sujette à caution puisque imposée par la force. Le premier à publier une traduction directe de l’hébreu fut le protestant genevois Louis Second à la fin du 19ème siècle. En Angleterre, il en fut tout autrement puisque des traductions de l’hébreu existaient depuis le moyen age, générant pour ainsi dire une langue anglaise biblique construite en partie selon le modèle hébraïque. Quant à la bible en hébreu, elle était issue d’un seul manuscrit, des Massorets en hébreu, Baalei Hamasorah, "Seigneurs de la tradition", datant de 1000 après J.C., c’est seulement en 1947 que les manuscrits de la mer morte (Ces tablettes qu'on appelle Rouleaux de Qumran), datant eux d’un siècle avant J.C., ont permis de vérifier le texte, qui ne comporte que très peu d’erreurs. Nous sommes donc à une époque où pour la première fois depuis plus de 2000 ans, nous commençons à reconstituer la bible dans sa vérité historique . Qui saura dire toutefois pourquoi l’auteur du psaume a parlé des ailes du vent. Si il s’agissait d’une métaphore, d’une association d’idée, ou bien d’une pratique linguistique courante rattachée à une histoire, comme on dénombre aujourd’hui les chevaux des voitures. Il n’en demeure pas moins que si cette phrase comporte un charme particulier, c’est en grande partie à cause du fait que les ailes volent aujourd’hui surtout grâce aux moteurs.

Quelques traductions du texte du titre issu du psaume 104 : Tob

" …Il étage ses demeures au-dessus des eaux ; des nuages il fait son char ; il marche sur les ailes du vent.… " Psautier Huguenot :

En lieu de char sur la nue es porté: Et les fortz ventz, qui parmy l'air souspirent, Ton chariot, avec leurs aesles, tirent. Des ventz aussi diligents, et legers Fays tes heraults, postes, et messagers:  

Bible dite de Jérusalem (École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem, dominicains) " …Tu bâtis sur les eaux tes chambres hautes; faisant des nuées ton char, tu t'avances sur les ailes du vent; tu prends les vents pour messagers …"  

King James Version 1 Bless the Lord, O my soul. O Lord my God, thou art very great; thou art clothed with honour and majesty. 2 Who coverest thyself with light as with a garment: who stretchest out the heavens like a curtain: 3 Who layeth the beams of his chambers in the waters: who maketh the clouds his chariot: who walketh upon the wings of the wind: (autre) "…the Lord rides on the wings of the wind… "


Commentaires :

Outre des commentaires carrément antisémites, je n’ai trouvé sur le net que peu de commentaires sérieux sur ce passage du psaume. On trouve néanmoins de plus en plus de sites consacrés à la Torah et au Talmud, très développés et organisés selon des modèles spécifiques. Malheureusement, pour l’instant, l’intelligence de la forme textuelle dont l’étude talmudique est un modèle (organisation graphique des différents niveaux de commentaires, notes, hypertextes et autres formes d’outils textuels étaient présents dans le Talmud dès l’origine) ne se retrouvent pas encore sur les sites qui lui sont consacrés, qui utilisent encore souvent d’énormes pages fourre tout. Il demeure néanmoins la difficulté de la langue puisque les navigateurs webs ne sont pas encore équipés d’origine pour afficher l’hébreu.

§ 21 : Rabbi Yohanan dit : Au deuxième jour les anges furent créés, comme il est écrit : ‘il forme avec les eaux le faite de sa demeure’ (Ps. 104:3), il est également écrit: "Il fait des vents ses messagers, des flammes de feu ses serviteurs" (Ps. 104:4). Rabbi Levitas ben librous répondit : tout le monde l’admet et Rabbi Yoh’anan suppose que les eaux existaient déjà, mais en ce qui concerne le deuxième jour, il est écrit : ‘il forme avec les eaux le faîte de sa demeure" (Ps. 104:3). Qui est celui qui "chemine sur les ailes du vent’ ?Alors que les "messagers" ne furent créés que le cinquième jour.

Ralph Tawil <Rtawil@judaic.org>

" God said: Let there be an expanse ("dome" Schocken Bible) in the midst of the water that it may separate water from water. God made the expanse, and it separated the water which was below the expanse from the water which was above the expanse. And it was so. God called the expanse Sky. And there was evening and there was morning, a second day. (Gen. 1:6-8 NJPS)

The problem that most troubles the contemporary reader of this passage is that the sky is not a place of liquid water. (The "separation" of the waters implies that the waters above and the water below the sky are one and the same--liquid water.) In addition, the verse states that there is one layer that separates the two waters. Our understanding of earth's atmosphere and our experience of air travel do not support either of these necessary inferences. If anything there is less and less water vapor as one ascends into the upper atmosphere. The creation Psalm (104) implies the same watery view of the sky when it says, You have spread the heavens like a tent cloth. He sets the rafters of His lofts in the waters, makes the clouds His hariot, moves on the wings of the wind (Ps. 104:2-3; NJPS). The conclusion is inescapable. These verses imply that there is liquid water above the sky. "

Other commentary not signed

He is a God of grandeur. Here He rides across the sky and the heaven; elsewhere we are told that He "rideth upon the heaven of heavens" (Psalm 68:33). He walks (Psalm 104:3) and flies (Psalm 18:10) "upon the wings of the wind." "The LORD hath His way in the whirlwind and in the storm, and the clouds are the dust of His feet" (Nahum 1:3). The idea is grandeur. "There is none like unto" Him.

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